Il existe 1001 manières d’échouer quand on réalise une vidéo en direct. Manque de préparation, erreurs techniques, non prise en considération de l’audience cible… le champ des possibles est vaste. Le moindre grain de sable dans les rouages peut aboutir à un océan de souffrance, de cris et de rage.

Vous trouverez dans cet article quelques conseils pour (éviter de) vous planter en beauté dans la production de votre live.

‘On peut donc on veut’

S’il est possible de diffuser en direct, est-ce nécessaire pour autant. Quelle est la valeur ajoutée d’un live ? Est-ce pertinent pour l’audience ? Est-ce visuel ? Est-ce conversationnel ?

Éludez ces questions fondamentales pour ne parler qu’à vous-même le jour J.

Pour renforcer le sentiment de mépris, ignorez les commentaires pendant votre direct tout en vous exprimant de manière ininterrompue. Un live est conversationnel donc votre monologue fera fuir vos audiences, augmentera votre taux de rebond et vous enfoncera dans les profondeurs algorithmiques des plateformes.

Ne faites pas de test en amont

Internet et les réseaux sociaux, c’est enfantin et c’est gratuit. A quoi bon investir dans des outils sérieux et mettre en place un protocole de vérification pour sécuriser votre diffusion ?

Ne testez surtout pas à blanc avec les parties concernées les éléments suivants :

  • Fonctionnement des périphériques audio
  • Qualité du son
  • Qualité de l’image
  • Cadre
  • Connexion internet
  • Droits de l’utilisateur sur les plateformes
  • Maitrise de la plateforme par le diffuseur

Plus vous improviserez, plus vous augmenterez vos chances d’échouer.

Ne sécurisez pas votre connexion internet

La qualité de votre vidéo en direct dépend directement du débit de la connexion internet. Si ce paramètre n’est pas pris en compte, voilà ce qui peut arriver :

Un débit fluctuant aura pour conséquence une variation de la qualité de l’image et du son. Si la connexion tombe, vous subirez une pixellisation accrue, des coupures de son, une interruption momentanée de votre vidéo, voire définitive.

S’il s’agit d’un problème temporaire, votre live ne s’arrêtera pas forcément, tout dépend de la plateforme sur laquelle vous diffusez. La patience, toutefois, n’est pas la vertu première des audiences en ligne qui vous abandonneront à votre triste sort.

En d’autres termes, les fluctuations de débit auront un impact sur la rétention.

Dans le pire des cas, si la connexion est trop faible, la plateforme vous empêchera de démarrer votre vidéo en direct.

Cela peut arriver lorsque vous participez à un salon. Dans ce cas, vous serez connectés à un wifi partagé avec un nombre élevé de personnes. Vous ne pourrez pas anticiper la charge sur la connexion.

Mon conseil pour survivre est d’éviter la 4g dans une zone bondée et trouver un wifi restreint à un nombre limité de personnes.

Le son pourri, c’est la vie

Rien de tel qu’un live inaudible pour perdre votre audience.

Un téléphone reste un téléphone donc en terme de captation audio, s’éloigner de son appareil dans une foule sans périphérique adapté produira un brouhaha indescriptible.

Il existe des micros-cravates abordables et peu encombrants. Ces petits périphériques, associés à un système sans-fil, sont appréciables sur le terrain.

Rien ne dit néanmoins que votre téléphone soit 100% compatible avec votre micro-cravate. Donc pour être certain de vous ramasser, ne testez surtout pas votre périphérique en amont.

Se mélanger les pinceaux entre portrait et paysage

Voici la procédure pour intervertir votre cadre portrait en paysage : Configurez votre direct sur votre téléphone en paysage puis basculez en portrait lorsque vous le démarrez. Pour éviter que la plateforme ne s’adapte à vos errances, désactivez la rotation automatique de votre smartphone. Dès lors, regarder votre live nécessitera une inclinaison de la tête de 90°.

L’audience vous tiendra informés dans les commentaires donc n’hésitez pas à les ignorer royalement pour vous enfoncer dans les abîmes.

Les statistiques, c’est que pour les geeks

Ne définissez pas d’objectifs en amont et encore moins de KPIs à analyser. Ainsi, il vous sera impossible de débriefer sérieusement après coup. N’investissez pas non plus dans un outil dédié pour étudier vos données et comparer avec les lives précédents.

Enfin, en cas de stream multiplateforme, n’effectuez pas d’analyse comparative de ces KPIs universels

  • Portée
  • Vues
  • Rétention
  • Réactions
  • Nombre de commentaires
  • Nombre de partages

Conclusion

En philosophe de comptoir assumé, j’aime employer la maxime de Nelson Mandela « je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends. »

Ainsi, tout échec est bon à prendre s’il est source d’enseignement. Testez, trébuchez, apprenez de vos échecs et vous progresserez dans la maitrise de vos formats, quels qu’ils soient.

Pendant mon expérience à Euronews, je me suis intéressé de près aux problématiques liées aux streaming, que ce soit technique ou éditorial. N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez bénéficier de mon expertise à ce sujet.


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